EQUIPAGE DU CAPITAINE STANISLAS - EQUIPAGE DE RENFORT - 1 er ESCADRILLE

EQUIPAGE DU CAPITAINE STANISLAS - EQUIPAGE DE RENFORT - 1 er ESCADRILLE
EQUIPAGE DU CAPITAINE STANISLAS - EQUIPAGE DE RENFORT - 1 er ESCADRILLE :

Pilote: Adjt/C. AULEN. Navigateur: Cne. STANISLAS. Bombardier: S/Lt. ROGNANT. Radio: Sgt/C. berdeaux. Mecanicien: Sgt/C. PATRY. Mitrailleur-superieur:Sgt. BORDIER. Maurice. Mitrailleur-arrière:Sgt: BORDELAIS.

__________________

Au cours d'une mission sur GOCH, le Halifax du Cne STANISLAS, atteint par la rafale d'un chasseur de nuit, explose. Sans savoir ni pourquoi ni comment, le Cne STANISLAS se retrouve dans les airs, suspendu aux sangles de son parachute.Il sera le seul rescapé de cet accident.

Le crash a eu lieu sur la commune de Asten (25km S.W. de Eindhoven). Tout l'équipage a été inhumés au cimetière d' Eindhoven. A la fin de la guerre beaucoup de familles ont réclamé les corps de leur parents. Ceux qui n'ont pas été réclamés, comme BORDIER MAURICE, ont été alors regroupés à KAPELLE (HOLLANDE)( Presqu'île de ZUID-BEVELAND, Province de ZEELAND) à l'Ouest du pays prés de GOES. (Rectificatif de madame BORDIER GENEVIEVE la fille de monsieur BORDIER MAURICE)

volontaire pour les "GROUPES LOURDS"

Voici la superbe histoire pour le souvenir du Sgt: BORDIER. MAURICE (mitrailleur-superieur) que ses camarades appelaient "Le grand-père"

Un grand gars,au front trés dégagé,les cheveux plaqués sur la tête,un visage ovale avec de bonnes joues,deux yeux vifs sous les sorcils épais, un sourire effleurant les lèvres,tel était celui que les camarades appelaient "le grand-père",MAURICE BORDIER.

Honnête,franc,exellent père de famille,ne vivant que pour sa femme et ses enfants,passant la plus grande partie de ses moments libres à écrire chez lui,se mettant facilement en colère et se calmant aussi vite, ce garçon était ce qu'on appelle un "chic type".

Ses études en avaient fait un "ingenieur agronome". Mais épris des choses de l'air, il s'était engagé en 1935 dans l'Armée de l'Air à Metz.Le peloton de candidats  "E.O.R." lui ayant été défavorable,il préféra,à l'issue de son année de service,revenir à la vie civil. Marié en juin 1939, il fut pris part la guerre le 3 septembre 1939 et mobilisé comme soldat de 2e classe à SOUK-EL-ARBA en tunisie,puis démobilisé lors de l'armistice de 1940.

Le 8 novembre 1942, les troupes alliées débarquent en Afrique du Nord.Pour BORDIER? c'est l'occasion rêvée. Il va pouvoir mettre en pratique ses qualités patriotiques,mais il va devoir abandonner cette vie familiale tant appréciée: sa femme et ses deux enfants.

Le 10 novembre,il est rappelé et part pour LAGHOUAT dans le sud algérien.Ses espérances vont-elles cette fois se réaliser? Il fait une deuxième demande d'admission dans le personnel navigant en vue de suivre les cours de pilotage.Avec une immense joie,il apprend que sa demande est agréée. Il contracte alors un engagement,part pour le Maroc ou il est affecté à AGADIR. Hélas, il devait connaitre une autre déception, la plus cruelle pour lui.Ayant plus de vingt-cinq ans, il ne peut être pilote.Le sentiment de révolte qui monte en lui est cependant vite réfréné. Puisque le destin en a jugé ainsi,il se pliera à son caprice.Il sera mitrailleur.

Durant son stage de formation, BORDIER apportera le meilleur de lui-même à son travail.Avec acharnement, il s'initie graduellement à sa nouvelle fonction.Son esprit n'est occupé que par deux choses, d'une part, sa femme et ses enfants, de l'autre, sa spécialité de mitrailleur qu'il aime déja énormément.

Toute la correspondance adressée au cours de ce stage à AGADIR, ne sera que la manifestation de ces deux préocupations. De ce courrier, transpirera également cette déception qu'il ressent de ne pouvoir d'ores et déja prendre part à l'action:

"...... Je viens de rentrer d'AGADIR ,ou j'ai passé la journée du dimanche, et comme tous les dimanches, je m'y suis ennuyé ferme.Les cours n'avancent pas. Nous ne faisons que piétiner. Et moi, je m'impatiente; si je pouvais seulement voir mes deux chéris"...

"...... Enfin, cette semaine a été moins monotone. Nous avons fait beaucoup de tirs; au fusil, à la mitrailleuse,tir en avion sur cible au sol. Hier j'ai volé sur Leo 45. j'ai fait 50 minutes. C'est assez rare. Ce stage terminé,nous en aurons un autre de perfectionnement à faire à MARRAKECH; puis aprés ce sera le peloton d'élèves aspirants. j'ai la ferme conviction que j'arriverai à ce que je veux. J'ai confiance. Ce qui me manque ce sont mes deux chéris. Combien de temps encore avant de les revoir?"...

 


Commentaires

Lévy Georges le 2008-09-05 à 16:08:22
Bonjour,
J'ai lu avec émotion tout ce merveilleux site .Je suis un ami internaute de Geneviève Bordier . Je n'ai pas réussi à trouver sur internet une photo du cimetière de "Kabelle" où sont enterrés ces 3 héros;partie de l'équipage du Capitaine Stanislas.Sur Google-Earth on peut voir le village en cliquant : "'t Kabel" suivant cet orthographe hollandais ,mais pas de cimetière .Avez-vous des précisions sur ce lieu
sacré ?
Je vous remercie d'avance d'une éventuelle réponse .
Georges Lévy (1938).



Nouveau commentaire




http://







Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )