
"...... Je suis reçu deuxième comme mitrailleur-observateur. J'espérais bien être le premier ,mais cela n'a aucune importance,puisque nous en avons terminé... 7 mois déja que j'ai quitté mes chéris. Je ne vais plus les reconnaitre. Mon impatience a été tellement grande de les revoir, que, maintenant, je n'ai même plus le courage d'être impatient. C'est devenu chez moi un état chronique et je m'en accomode tant bien que mal,plutôt mal que bien.Enfin espérons, l'Espoir fait vivre"...
"...... Nous devons rejoindre ZERALDA le 20 septembre. Le moral est meilleur à l'idée de vous revoir et j'espère que j'aurai au moins une petite perm. Je suis fou de joie. A bientot maman chérie"...
ZERALDA, ou pendant trois semaines qui lui paraîtront des siècles, BORDIER, s'il revoit les siens, ne pourra obtenir cette "petite perm" qu'il entrevoyait dans un rêve et lui permettrait de serrer dans ses bras ses deux "chéris".
Pour lui et pour tant d'autres , ZERALDA c'est aussi la rampe d'accés qui va les conduire dans la fournaise. C'est de là que vont partir ceux qui inscriront dans l'histoire de l'aviation deux noms prestigieux: GUYENNE et TUNISIE.
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