LA MECANIQUE A ELVINGTON
Les mécaniciens "cellule moteur" étaient envoyés à COSFORD, les mécaniciens "électriciens" " radios" et "equipement" à MELSHAM et les "armuriers" à KIRKHAM; après un sérieux dégrossissage en école, leur perfectionnement se poursuivait en usine oû étaient fabriqués les matériels qu'ils auraient à entretenir et dont ils devaient connaitre les moindres détails.
Parallèlement à la sélection concernant les "volants"un autre tri ètait fait pour les "rampants".Le commandant CHURET le futur C.T.O. (Chief Technical Officier: Chef mécanicien) présidait à ce choix pour les mécaniciens de piste et d'ateliers; son rôle consistait d'abord à s'entourer d'adjoints dont il connaissait les antécédents, puis à classer ses futurs subordonnés dans les différentes spécialités qui devaient concourir à la mise en oeuvre des avions, et enfin à suivre leur formation de bout en bout.
Il s'agissait d'un personnel très nombreux car l'entretien journalier et la réparation courante du matériel volant nécessitent beaucoup de monde, tant en quantité qu'en qualité; il fallait en effet une équipe "permanente" de dix hommes par avion pour la surveillance continue de tous les divers ensembles constituant un appareil en état de voler (moteurs, cellule, accessoires, équipements..), plus une autre équipe "ambulante" de dix hommes encore, par lot de cinq avions, pour le ravitaillement et le chargement propres à chaque mission.
Au total, le compte tenu du personnel des ateliers, les Services Techniques d'une station ne comprenaient pas moins de 1200 spécialistes de tous grades, en grande partie des sous-officiers, auxquels s'ajoutaient les hommes des Services Administratifs, des Services Opérationnels et des Services Généraux; il fallait donc compter plus de 2500 "rampants" dont la moitié de technitiens,et 300 "volants", en majorité des officiers,pour" servir" et "utiliser" une flottille de trente-six avions qui armaient une station opérationnelle du Bomber Command, tout au moins la nôtre, à ELVINGTON.