GROUPES LOURDS FRANCAIS GUYENNE ET TUNISIE

GROUPES LOURDS FRANCAIS GUYENNE ET TUNISIE

LES EQUIPAGES :GROUPE GUYENNE



EQUIPAGE DU  SOUS-LIEUTENANT: MATHURIN. (collection: André HAUTOT)
EQUIPAGE DU SOUS-LIEUTENANT: MATHURIN. (collection: André HAUTOT) :

 

Equipage du Sous-Lieutenant MATHURIN 

Pilote: Sergent: JOS. Navigateur: Sous-Lieutenant: MATHURIN (Cdt. de l'avion) Bombardier: Sergent: BOUQUET DES CHAUX. Radio: Sergent: DUGAST. Mécanicien: Sergent: PRADIER. Mitrailleur-supérieur: HAUTOT. André. Mitrailleur-arrière: Sergent: DEUTSCH.

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GROUPE 2/23 GUYENNE

 

SQUADRON 346

 

 

Le squadron 346 est le nom anglais du Groupe 2/23 "Guyenne". Comme tout squadron, il comprend deux "Flights" (escadrilles). Dans chaque Flight, il y a 8 avions, et 16 équipages; deux équipages sont affectés à un avion, et chacun fait une mission sur deux.

Le groupe "Guyenne" était commandé au début des opérations par le lieutenant-colonel VENOT, dont l'adjoint était le capitaine PUGET.

Après le 10 septembre, le capitaine PUGET prit le commandement du groupe, qu'il garda jusqu'à la fin.

Les commandants d'escadrille étaient, au début, le capitaine SIMON, à la 3, le capitaine MARIAS à la 4; le commandant SIMON disparu le 23 octobre, fut remplacé par le capitaine THIRY jusqu'en février 45; après le départ de celui-ci, le capitaine GOEPFERT prit le commandement de la 3e escadrille.

A la 4e escadrille, le commandant MARIAS, sceené le 16 novembre 1944, fut remplacé par le commandant BROHON, qui s'appelait alors BARRAT ; après son départ la 4e escadrille fut commandée par le commandant MARTIN.

Le commandant LADOUS était le leader des navigateurs ; le commandant BLAES le leader des bombardiers, le lieutenant CARRAT le leader des radios, le capitaine ROUSSEAU le leader des mécaniciens. Seul le leader des mitrailleurs était un officier anglais.

 

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Equipage du Commandant CATTELAT.

Pilote: Adjt de LAISSARDIERE, Navigateur: Cdt CATTELAT, (Cdt de l'avion) Bombardier: Lt DELCROS, Radio: Lt MASSON, Mécanicien: Sgt LALLEMENT, Mitrailleur-supérieur: Sgt GUICHEMERE, Mitrailleur-arrière: Sgt COMAT.

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Equipage du Lieutenant VLES.

Pilote: Adjt HANNEDOUCHE, Navigateur: Lt VLES ,(Cdt de l'avion) Bombardier: S/Lt LAMBERT, Radio: Sgt/C VLAMINCK, Mécanicien: Sgt/C BEAUVOIT, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C LIMACHER, Mitrailleur-arrière: Sgt/C OLIVE

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Equipage du Lieutenant CONDE.

Pilote: Adjt MABILLE, Navigateur: Lt CONDE, (Cdt de l'avion) Bombardier: S/Lt PETIT, Radio: Sgt/C MEYER, Mécanicien: Sgt SAYTOUR, Mitrailleur-supérieur: Sgt DEBROISE, Mitrailleur-arrière: Sgt SOURY-LAVERGNE. 


EQUIPAGE DU CAPITAINE:CALMEL.  EQUIPAGE DU LIEUTENANT: VIALATTE
EQUIPAGE DU CAPITAINE:CALMEL. EQUIPAGE DU LIEUTENANT: VIALATTE :

(collection: Eric.Sutour)

EQUIPAGE: DU LIEUTENANT. VIALATTE.

Pilote: Sgt/C. BUSNEL.  Mecanicien: Adjt/C. CHOMY.  Navigateur: Lt. VIALATTE. ( Cdt. de l'avion) Bombardier: Lt. SUTOUR.  Radio: Sgt/C. BONNAFOUS.  Mitrailleur-superieur: Sgt. HELARY.  Mitrailleur-arrière: Sgt. BAERT.

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CITATION  à l'ordre de l'armée: Dt du 20.08.1945  JO du 23.09.1945

Cette citation comporte l'attribution de la croix de chevalier de la Légion d'honneur rang du 17.07.1945. (Cette citation annule et remplace celle accordée à l'ordre de l'Armée le 17.07.1945)

SUTOUR: (Max, Marie, Joseph) Lieutenant du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE" Officier bombardier d'une haute conscience et d'une compétence au-dessus de tout éloge a donné en toute circonstances au cours des missions les plus longues et les plus périlleuses un magnifique exemple d'enthousiasme, de courage et de brillantes qualités professionnelles. Vient d'effectuer au cours de rude période d'hiver une longue série d'opérations sur des objectifs les plus éloignés et les plus puissamment défendus du territoire ennemi. Grâce à sa compétence et à sa maîtrise a réussi dans les conditions les plus difficiles des bombardements de haute précision contrôlés par photographie aérienne et qui le classe en tête des bombardiers du groupe. Le 4 novembre 1944 a pris part à une des opérations les plus dangereuses de la guerre au cours de laquelle le groupe devait perdre le tiers de ses effectifs. A eu en maintes reprises son avion serieusement touché par la D.C.A. , notamment le 26 décembre 1944 et dans la nuit du 16 janvier 1945 alors qu'il attaquait un des objectifs fortement protégé du coeur de l'Allemagne.

CITATION à l'ordre de l'Armée aérienne: Ordre 1199 du 27.09.1945  JO des 4 et 5.02.1946

Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre avec palme.

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 SUTOUR: (Max,Marie, Joseph) Lieutenant du GB 2/23 "GUYENNE" Officier bombardier d'un remarquable équipage de bombardement lourd dont le dynamisme, la compétence, la cohésion et le courage sont à citer en exemple. Toujours volontaire pour les missions les plus difficiles,obtenant des résultats d'une extrême précision vient d'accomplir une nouvelle série d'opérations de jour et de nuit dans des conditions rendues difficiles par les violentes réactions de la D.C.A. lourde et la chasse de nuit. S'est particulièrement distingué au cours d'un raid sur l'Allemagne du sud effectué dans de très mauvaises conditions météorologiques, et le 2 février 1945  lors de l'attaque d'un centre industriel du cour supérieur du Rhin, ou la réaction de la chasse de nuit fut particulièrement meurtrière.Totalise 155 heures de vol de guerre.

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DECISION N° 1049.

Sur la proposition du ministre de l'air, le general de Gaulle, President du Gouvernement provisoire de la république française, chef des Armées cite:

-VIALATTE: (Andre, Henri,) Lieutenant du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE" Officier navigateur d'une souriante modestie, animé des plus belles qualités d'abnégation,de foi ardente, de courage,profondément passionné de son métier auquel il se dévoue entièrement avec une parfaite compétence de technicien,a réalisé depuis juillet 1944,39 missions de longue durée, de jour et de nuit, dans le cadre du Bomber Command. Commandant d'avion ayant un ascendant remarquable sur son équipage,termine brillamment son tour d'opérations,s'étant maintes fois distingué par la haute précision des résultats obtenus et par la maîtrise exceptionnelle avec laquelle il a su vaincre les innombrables difficultés dues au mauvais temps et a la violente réaction des défenses ennemies. Vient de prendre part au cours du mois de février et mars 1945 à une dernière série d'opérations attaquant toujours avec le même succés les objectifs les plus fortement défendus du territoire ennemi et participant entre autres ,à un raid particulièrement long et dangereux sur un centre industriel puissamment gardé de la saxe en aide aux troupes soviétiques de Silésie.

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 BUSNEL: (Roger,Henri,Maurice) sous-lieutenant du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE" jeune officier pilote de haute valeur,d'un caractère enthousiaste et sympathique, alliant à une grande modestie un rare courage et une compétence au-dessus de tout éloge , a réalisé,depuis juillet 1944, 39 missions de guerre de longue durée,de jour et de nuit,au-dessus de l'Allemagne et des territoires occupés. Termine brillamment son tour d'opérations dans le cadre du Bomber Command , s'étant maintes fois distingué par son habileté de pilote , son calme et son sang-froid dans les circonstances les plus délicates, réussissant à déjouer les attaques les plus dangereuses de la chasse et la D.C.A. lourde ennemies et contibuant ainsi au succés des missions confiées à son équipage. Vient de prendre part, au cours des mois de février et mars 1945,à une dernière série d'opérations, attaquant toujours avec le même succés les objectifs les plus fortement défendus du territoire ennemi, et particulièrement ,entre autres à un raid particulièrement long et dangereux sur un centre industriel puissamment gardé de la saxe en aide aux troupes soviétiques de Silésie.

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 BONNAFOUS:(Paul, Augustin) sergent-chef du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE" sous-officier radio de très grande valeur,d'un caractère calme et d'une humeur toujours souriante connaissant à fond son métier et son matériel a réalisé,depuis juillet 1944 , 37 missions de longue durée, de jour et de nuit , au-dessus de l'Allemagne et des territoires occupés. Termine son tour d'opérations dans le cadre du Bomber Command ayant constamment manifesté jusque dans les circonstances les plus critiques un courage et un sang-froid au-dessus de tout éloge,par sa haute compétence et l'intérêt qu'il a porté aux différentes fonctions des autres membres de l'équipage,a permis à maintes reprises l'exécution et la réussite complète des missions entreprises,notamment le 2 août 1944 et le 2 février 1945 ,ou il a réparé en vol des instruments essentiels à la navigation. Vient de prendre part avec son équipage, au cours de février et mars 1945 à une dernière série d'opérations sur les objectifs les plus fortement défendus du territoire ennemi , participant entre autre à un raid extrêmement long et dangereux sur un centre industriel de la saxe, en aide aux troupes soviétiques de Silésie.

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 BAERT: ( Maurice-Aimé) sergent du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE": jeune sous-officier mitrailleur de tourelle arrière,conciencieux,calme et courageux , a réalisé,depuis juillet 1944, 37 missions de longue durée de jour et de nuit au-dessus de l'Allemagne et des territoires occupés. Termine son tour d'opérations dans le cadre du Bomber Command ayant constamment manifesté,jusque dans les circonctances les plus critiques , un enthousiasme et un sang-froid au-dessus de toute éloge par sa compétence et une vigilance soutenue a contribué de toute sa valeur à la réussite des missions entreprises et à la sauvegarde de son équipage.Vient de prendre part avec son équipage au cours de février et mars 1945 à une dernière série d'opérations sur les objectifs les plus fortement défendus du territoire ennemi, participant entre autres à un raid extrêmement long et dangereux sur un centre industriel de la saxe en aide aux troupes soviétiques de silésie.

Ces Citations comportent l'attribution de la croix de guerre avec palme.

Paris le 20.août 1945

C. de GAULLE.

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EQUIPAGE: DU COMMANDANT. CALMEL.

Pilote: Cdt. CALMEL. ( Cdt. de l'avion)  Mecanicien: Sgt/C. POQUE.  Navigateur: Aspt. FAYARD.  Bombardier: S/Lt. BERGEROO.  Radio: Sgt/C. MUNIER.  Mitrailleur-superieur: Sgt. SAINT-HILAIRE.  Mitrailleur-arrière: Adjt/C. TASSERIE.

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Equipage du Capitaine LOEW.

Pilote: Sgt/C FAUGES, Navigateur: Cpt LOEW, (Cdt de l'avion) Bombardier: Sgt GODEFROY, Mécanicien: Adjt THIERY, Mitrailleur-supérieur: Adjt FLECK, Mitrailleur-arrière: Adjt LAFONT.

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Equipage du Lieutenant PONCET.

Pilote: Sgt LOURDEAUX, Navigateur: Lt PONCET, (Cdt de l'avion) Bombardier: Lt LAMONTAGNE, Radio: Sgt BERNASCONI, Mécanicien: Sgt HAUTCOEUR, Mitrailleur-supérieur: Sgt DESPLACES, Mitrailleur-arrière: Sgt BRULET.

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Equipage du Lieutenant HUBERT.

Pilote: Lt HUBERT, (Cdt de l'avion) Navigateur: Lt RIGAL, S/Lt de GENNES, Radio: Sgt/C NICAISE, Mécanicien: Adjt GRIBOUVA, Mitrailleur-supérieur: Sgt MATHIOT, Mitrailleur-arrière: Sgt/C BLEUZAT.

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Equipage du Commandant BROHON.

Pilote: Cdt BROHON,(Cdt de l'avion) Navigateur: Lt PLUCHART, Bombardier: Lt PERSEVAL, Radio: Sgt MOUREY, Mécanicien: Sgt/C CARAYOL, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C GARDIOL.Mitrailleur-arrière: Adjt/C POTET.


EQUIPAGE DU CAMMANDANT SIMON
EQUIPAGE DU CAMMANDANT SIMON :

Equipage du Commandant SIMON.

-Pilote: Cdt. SIMON. (Cdt de l'avion) Navigateur: lieutenant: PELISSIER. Bombardier: lieutenant: ZEILLER. Radio: sergent/chef: VIELLE. Mécanicien: adjudant/chef: BRIGALAND. Mitrailleur-supérieur-: sergent: ROIRON. Mitrailleur-arrière: sergent/chef: FERNANDEZ. Co-Pilote: sergent/chef: FOURNIER.

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-OBJECTIF:  ESSEN: 23/24 10.1944.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe: GUYENNE: 15 avions  TUNISIE: 15 avions. Nombre d'avions engagés dans la mission: 1055 avions. Nombre de français tués dans la mission: 10 tués.

-L'avion du commandant SIMON, commandant la premiere escadrille du groupe "GUYENNE" ne revient pas de la mission. D'abord porté "Manquant" l'equipage est considére comme "Disparu" . D'après les recoupements effectués à partir des comptes-rendus des équipages ayant participé à la mission, il est probable que le HALIFAX du commandant SIMON soit entré en collision avec un autre HALIFAX de la force principale, au-dessus de la mer du Nord.

-Le sergent-chef FOURNIER effectuait en qualité de co-pilote , sa mission d'accoutumance.

-L'equipe dont il faisait partie dut évidemment être dissout.

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Equipage du Capitaine GOEPFERT.

Pilote: Cpt GOEPFERT, (Cdt de l'avion) Navigateur: Cpt AUBERT, Bombardier: Adjt TOLU, Radio: Adjt SPRAUEL, Mécanicien: Adjt/C BONHOMME, Mitrailleur-supérieur: Sgt LEROY, Mitrailleur-arrière: Sgt LAFON.

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Equipage du Lieutenant JOUMAS.

Pilote: S/Lt BAYLE, Navigateur: Lt JOUMAS, (Cdt de l'avion) Bombardier: Sgt/C DUGNAT, Radio: Sgt BOURREAU, Mécanicien: Sgt BARDE, Mitrailleur-supérieur: Sgt MARTROU, Mitrailleur-arrière: Sgt ESQUILLAT.


EQUIPAGE DU CAPITAINE MARCHAL
EQUIPAGE DU CAPITAINE MARCHAL :

Equipage du Capitaine MARCHAL.

Pilote:Cpt. MARCHAL. (Cdt. de l'avion) Navigateur: Lt: DE PREVAL. Bombardier: S/Lt: MUNIER. Radio: Sgt: REBIERE. Mécanicien: Sgt: MOLINIER. Mitrailleur-supérieur: Sgt: FABRE. Mitrailleur-arriere: Sgt/C/ GODARD.

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CITATIONS

MINISTERE DE L'AIR

journal officiel du 9 janvier 1946

- GODARD (Andre-Jules), sergent/chef du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE" sous-officier mitrailleur de tourelle arriere d'un excellent équipage de bombardement lourd, jeune et plein d'enthousiasmes ,sûr et rapide dans ses commandements d'actions évasives a donné à maintes reprises les preuves de courage et d'esprit de decision,garants de la sauvegarde de son équipage. Au cours de 22 missions de jour et de nuit,a pris part à une série d'attaques sur des objectifs férroviaires et industriels de la Ruhr,protégés par uneD.C.A. intense et une chasse ennemie des plus mordante. Le 7 février 1945 au cours d'une attaque sur un objectif puissamment défendu par la chasse,a avec calme et sang-froid , commandé  les manoeuvres evasives propres à déjouer toutes les attaques des chasseurs ennemis , particulierement agressifs et a ainsi contribué au plein succés de la mission entreprise.

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-FABRE (Pierre-Felix), sergent/chef du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE" sous-officier mitrailleur de tourelle supérieure d'un excellent équipage de bombardement lourd, jeune et plein d'allant, courageux et ardent au combat , a donné à maintes reprises les preuves de calme et de sang-froid, sûrs garants de la sauvegarde de son équipage. Au cours de 21 missions de jour et de nuit a pris part à une série déattaques sur des objectifs ferroviaires et industriels de la Ruhr, protégés par une D.C.A. intense et une chasse ennemie des plus mordante. Le 7 février 1945 au cours d'une attaque sur un objectif puissamment défendu par la chasse a commandé avec calme et sang-froid, en liaison avec le mitrailleur arrière, les manoeuvres évasives propres à déjouer toutes les attaques des chasseurs ennemis , particulièrement agressifs et a ainsi contribué au plein succés de la mission qui été confiée à son équipage.

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-MOLINIER: (Georges, Louis) Sergent du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE" sous-officier mécanicien d'un excellent équipage de bombardement lourd,jeune et plein d'enthousiasme,trés ardent ,alliant à une grande maîtrise de soi une parfaite connaissance de son métier,s'est révélé un auxiliaire trés précieux pour son pilote et a fortement contribué à la sécurité de l'équipage. Au cours de 22 missions de jour et de nuit ,a pris part a une série d'attaques sur des objectifs férroviaires et industriels de la Ruhr défendus par une D.C.A. trés dense  et une chasse ennemie des plus mordantes.Le 24 décembre 1944 , a eu l'occasion de manifester ses hautes qualités morales et professionnelles lors de l'attaque d'un terrain de la Ruhr au cours duquel son appareil fut endommagé par une D.C.A. très puissante; en cette occasion,a fait preuve d'un sang-froid remarquable et d'une compétence ,contribuant ainsi à la réussite complète de la mission confiée à son équipage.

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-MUNIER: (Marcel,Gilbert,Bernard) sous-lieutenant du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE" officier bombardier d'un excellent équipage de bombardement lourd jeune et plein d'allant,alliant à une grande conscience professionnelle une parfaite maitrise de soi. Au cours de 22 missions de jour et de nuitqu'il vient d'effectuer sur les objectifs de la Ruhr et de l'Allemagne du Nord, puissamment défendus par une D.C.A. intense et par une chasse de nuit très active , a toujours témoigné d'un sang-froid magnifique. S'est particulièrement distingué le 24 décembre 1944 et a eu l'occasion de manifester ses hautes qualités morales et professionnelles au cours de l'attaque d'un terrain de la Ruhr, pendant lequel son appareil fut endommagé et que lui-même fut légèrement blessé à la face, a continué à exécuter son bombardement, faisant preuve d'un remarquable sang-froid qui contribua à la totale réussite de la mission entreprise.

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REBIERE:(Louis) sergent du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE": sous-officier radio navigant d'un excellent équipage de bombardement lourd,jeune et plein d'allant,alliant à une grande maitrise de soi , de réelles qualités professionnelles. Aimant son métier,continue à participer avec le même enthousiasme à la lutte contre l'Allemagne,demeurant un auxiliaire précieux pour son équipage.Au cours de 24 missions de jour et de nuit, a pris part à une série d'attaques sur des objectifs ferroviaires et industriels de la Ruhr défendus par une D.C.A. très dense et une chasse ennemie des plus mordantes. Le 24 décembre 1944 a eu l'occasion de manifester ses hautes qualités morales et professionnelles lors de l'attaque d'un terrain de la Ruhr au cours duquel son appareil fut endommagé par une D.C.A. intense et précise. En cette occasion a fait preuve d'un sang-froid remarquable et d'une haute compétense contribuant ainsi à la réussite complète de la mission confié à son équipage.

 

 Cette citation annule et remplace celle accordée à l'ordre de la brigade aérienne par ordre général n°18 du 5 janvier 1945.

ces citations comportent l'attribution de la croix de guerre avec palme

Fait à Paris, le 20aout 1945

C. DE GAULLE.


EQUIPAGE DU SOUS/LIEUTENANT CAPDEVILLE
EQUIPAGE DU SOUS/LIEUTENANT CAPDEVILLE :

Equipage du Sous-Lieutenant CAPDEVILLE.

Pilote: lieutenant GONTHIER. Navigateur: S/Lt. CAPDEVILLE. (Cdt. de l'avion). Bombardier: Sgt/C. DUSSAULT. Radio: Sgt/C. RAYNAUD. Mecanicien: Sgt/C. PATRIS. Mitrailleur-superieur: Sgt: HELLMUTCH. Mitrailleur-arriere: Sgt: SAINTSEVIN.

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OBJECTIF: WITTEN (RUHR)18/19.03.1945

Nombre d'avions engagés par chaque groupe Guyenne: 9 avions Tunisie: 9 avions.

Nombre d'avions engagés dans la mission 324 avions.

Nombre de Français tués dans la mission: 6 tués.

 

Pendant le trajet aller de la mission, le HALIFAX du lieutenant GONTHIER tombe en panne de moteur. Les réglements l'autorisent a faire demi-tour. Déja victime de ce type d'incident à plusieurs reprise, le lieutenant GONTHIER décide cette fois de poursuivre sa mission.Il continue donc sa route vres l'objectif et largue ses bombes sur l'objectif.Au retour,il est attaqué par un chasseur et s'écrase au sol à NOLLENBERG.Seul le radio est sauvé par son parachute. Les 6 tués ont été inhumés au cimetière catholique de Beyenburg.


EQUIPAGE DU CAPITAINE VEAUVY(collection: Bernard Bal)
EQUIPAGE DU CAPITAINE VEAUVY(collection: Bernard Bal) :

Equipage du Capitaine VEAUVY. 

DE GAUCHE DROITE SUR LA PHOTO

-Mitrailleur-supérieur: Sgt: MASSON. Mitrailleur-arrière: Sgt: BARTH. Pilote: S/Lt: GRIDELET. Navigateur: Cpt: VEAUVY (Cdt. de l'avion) Bombardier: Adjt. BAL. Radio: Sgt: MAYEUX. Mecanicien: Sgt: GRIFFE.

Les quatre mécaniciens au sol, 38 fois responsables de la haute tenue de l'avion HALIFAX en vol de guerre.

sur la photo officielle de l'équipage du Cpt. VEAUVY. De gauche a droite: un soldat aviateur,deux mécaniciens confirmés l'Adjudant ROLAND et le Sergent VERDIER et un autre soldat aviateur. (source: Le "L" FOR LOVE du Capitaine VEAUVY, a lire absolument pour le souvenir des Groupes Lourds Français squadrons 346 et 347) 

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NOMBRE DE MISSIONS: 38 missions.

date de la derniere mission 18.04.1945

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-MASSON (Raphael-jean), sergent du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE": sous-officier mitrailleur de tourelle supérieure vigilant et actif, d'une haute compétence, totalise depuis sa participation a la lutte, dans le cadre du Bomber Command, 32 missions de longue durée, de jour et de nuit , sur les objectifs les plus lointains et les plus protégés du territoire ennemi. vient de terminer brillament son tour d'opérations par une derniere série d'attaques sur les centres industriels et ferroviaires ,sur les installations portuaire et les noeuds de communications puissamment défendus par une D.C.A. trés dense et précise et une chasse ennemie agessive .Au cours de ces missions , a toujours manifesté les plus belles qualités morales et professionnelles, commandant avec calme les actions évasives propres a déjouer les attaques des chasseurs , évitant des collisions pendant les raids concentrés; notamment les 15 et 18 mars 1945, au cours d'attaques sur des objectifs de la Ruhr ,pris à partie par une D.C.A. précise et plusieurs fois attaqué par la chasse de nuit ennemie,a contribué ,grace à sa compétence et à son sang froid à la réussite complète de la mission et à la sauvegarde de l'équipage. Totalise 208 heures de vol de guerre, dont 128 de nuit.

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-BAL (georges-marcel) Adjudant du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE" : excellent bombardier d'un équipage de bombardement lourd qui, dans le cadre du Bomber Command, a effectué de nombreuses missions sur des objectifs industriels et ferroviaires de l'Allemagne de l'ouest et de la saxe.Avait déja effectué de nombreuses missions avant son arrivée en Grande-Bretagne, reste toujours plein d'allant et d'enthousiasme.Joint à une grande expérience,un calme et un sang-froid qui lui ont permis en toutes circonstances d'exécuter avec succés toutes les missions qui lui ont été confiées.Effectue ses bombardement avec précision,obtenant d'excellents résultats controlés photographiquement.En particulier, le 21 février,a fait preuve des plus belles qualités en poursuivant et réussissant sa mission alors que la partie avant de son appareil avait été endommagé par la D.C.A.

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BARTH:(Alexandre, Antoine, Marie) sergent du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE": sous-officier mitrailleur de tourelle arrière vigilant et actif, d'une haute compétence;totalise depuis sa participation à la lutte dans le cadre du Bomber Command 30 missions de longue durée, de jour et de nuit, sur les objectifs les plus lointains et les mieux protégés du territoire ennemi. Vient de terminer brillamment son tour d'opérations par une derniere série d'attaques sur les centres industriels et ferroviaires  , sur les installations portuaires et les noeuds de communications puissamment défendus par une D.C.A. trés dense et précise et une chasse ennemi agressive. Au cours de ces missions a toujours manifesté les plus belles qualités morales et professionnelles, commandant avec calme les actions évasives propres à déjouer les attaques des chasseurs évitant  des collisions pendant des raids concentrés; notamment les 15 et 18 mars 1945 au cours d'attaques sur des objectifs de la Ruhr , pris à partie par une D.C.A. précise et plusieurs fois attaqué par la chasse de nuit ennemie. a contribué,grace à sa compétence et à son sang-froid à la reussite complète de la mission et à la sauvegarde de l'équipage.

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MAYEUX: (Robert, Marcel,) sergent du groupe de bombardement 2/23 "GUYENNE" sos-officier radio-navigant d'un excellent équipage de bombardement, jeune et plein d'allant d'une haute conscience professionnelle; totalise depuis sa participation à la lutte dans le cadre du Bomber Command 33 missions de longue durée ,de jour et de nuit ,sur les objectifs les plus lointains et les plus protégés  des territoires ennemis. Vient de terminer brillamment son tour d'opérations par une série d'attaques sur les centres industriels et ferroviaires , sur les installations portuaires et les noeuds de communications  puissamment défendus par une D.C.A. trés dense et précise et une chasse ennemie agressive. Au cours de toutes ces missions , a maintes fois manifesté les plus belles qualités morales et professionnelles; en particulier les 15 et 18 mars 1945,au cours d'attaques sur des objectifs de la Ruhr,son avion étant pris à partie par une D.C.A. précise et plusieurs fois attaqué par la chasse de nuit ennemie,a contribué grâce à sa compétence et à sa maitrise de soi à la réussite complète de la mission et à la sauvegarde de l'équipage.

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CITATIONS JOURNAL OFFICIEL DU 9 JANVIER 1946

CES CITATIONS COMPORTENT L'ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC PALME

PARIS LE 20 AOUT 1945

C. DE GAULLE.


EQUIPAGE DU COMMANDANT CALMEL(collection pilote de nuit)
EQUIPAGE DU COMMANDANT CALMEL(collection pilote de nuit) :

Equipage du Capitaine CALMEL.

De gauche a droite:

Pilote: Cpt. CALMEL. (Cdt. de l'avion) Navigateur: Cpt. BREARD. Bombardier: S/Lt. PARDOËN. Mécanicien: Adjt. ROUX. Radio: Sgt/C. ALLIX. Mitrailleur-supérieur: Sgt. MECHALY. Mitrailleur-arrière: Sgt. LADET-CHASSAGNE.


EQUIPAGE: FLURIN LE COLONEL NICAISE, AUTEUR DU LIVRE (LES GROUPES FRANCAIS DE BOMBARDEMENT LOURD EN GRANDE-BRETAGNE 1943/1945 la memoire des groupes lourds) EST A GENOUX AU CENTRE (il était sergent-chef)
EQUIPAGE: FLURIN LE COLONEL NICAISE, AUTEUR DU LIVRE (LES GROUPES FRANCAIS DE BOMBARDEMENT LOURD EN GRANDE-BRETAGNE 1943/1945 la memoire des groupes lourds) EST A GENOUX AU CENTRE (il était sergent-chef) :

Son 1er équipage ayant été dissout, il a fini la guerre avec l'équipage du lieutenant FLURIN.

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Equipage du Lieutenant FLURIN

Pilote: S/Lt. BERTRANDE. Navigateur: Lt. FLURIN. (Cdt. de l'avion). Bombardier: S/Lt. BERNOLLE. Radio: Sgt/C. DENAT. Mécanicien: Sgt. SAMARCELLI. Mitrailleur-supérieur: Sgt. TOURON. Mitrailleur-arrière: Sgt. GLEDEL.


ROBERT NICAISE.

Est né le 16 Août 1920 a NOYANT (49) Engagé dans l'Armée de l'Air le 13 mars 1939 pour entrée à l'Ecole BREGUET et être radio de bord. Breveté Radio Navigant en janvier 1940, effectuant des missions de bombardement de nuit sur avion d'école.

Au Maroc en 1943 , il est volontaire pour partir dans la R.A.F., en équipage de renfort pour les Groupes Lourds. Il embarque pour la Grande-Bretagne en décembre 1943.

Il est sergent/chef en équipage opérationnel quand il arrive à ELVINGTON en novembre 1944 ou il est affecté d'abord au groupe "TUNISIE" .

Il passe au groupe "GUYENNE" au début de 1945, mais son pilote malade provoque la dissolution de l'équipage; il effectue quelques missions de nuit en équipage et continue jusqu'au 8 mai 1945 à voler comme remplaçant dans des équipages différents.

Nommé Officier en 1951, il participe au cours de sa carrière aux campagnes d'Indochine et d'Afrique du Nord comme bombardier sur B 26, avant de retourner  dans le transport militaire ou il termine sa carrière comme Officier Supérieur. Il est nommé  colonel dans les cadres de réserve et colonel Honoraire.


EQUIPAGE DU CAPITAINE BERAUD ( collection: la memoire des groupes lourds)
EQUIPAGE DU CAPITAINE BERAUD ( collection: la memoire des groupes lourds) :

Equipage du Capitaine BERAUD.

Pilote: Cpt. BERAUD.(Cdt de l'avion) Navigateur: Lt. VALETTE. Bombardier: Lt. RAFFIN. Radio: Adjt. CLOAREC. Mecanicien: Sgt/C. IMART. Mitrailleur-superieur: Sgt/C. BELLON. Mitrailleur-arriere: Adjt. MANFROY.


EQUIPAGE DU COMMANDANT PUGET.
EQUIPAGE DU COMMANDANT PUGET. :

Equipage du Commandant PUGET.

Pilote: Cdt. PUGET.(Cdt de l'avion) Navigateur: Cpt. BREARD. Bombardier: Lt PERSEVAL. Radio: S/Lt. CARRAT. Mécanicien: Lt. ROUSSEAU. Mitrailleur-supérieur: Sgt. BRUNET. Mitrailleur-arriere: Adjt/C POTET. (Sgt. LASSERRE.)


EQUIPAGE DU LIEUTENANT FLESCH
EQUIPAGE DU LIEUTENANT FLESCH :

EQUIPAGE DU LIEUTENANT FLESCH

Pilote: Adjt/C René PUGET. (Auteur du livre 10000 heures de vol), Navigateur: Lt FLESCH (Cdt de l'avion), Bombardier: Adjt AURIOL, Radio: Sgt/C BORS, Mécanicien: Sgt/C MERIC, Mitrailleur-supérieur: Sgt/C JAFFREUX, Mitrailleur-arrière: Sgt/C SENLEBES. 


EQUIPAGE DU CAPITAINE BARON ( la memoire des groupes lourds)
EQUIPAGE DU CAPITAINE BARON ( la memoire des groupes lourds) :

Equipage du Capitaine BARON.

Pilote: Cpt. BARON.  (Cdt. de l'avion)Navigateur: Lt. TRUCHE. Bombardier: Adjt. VIGNERON. Radio: Adjt/C. MIGNOT. Mécanicien: Sgt/C. CORMIER. Mitrailleur-supérieur: Sgt/C. PETITJEAN. Mitrailleur-arriere: Sgt. BOURELLY.

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4/5.11.1944 - Objectif: BOCHUM -

Nombre d'avions engagés par chaque groupe: " GUYENNE" 16 avions. "TUNISIE" 11 avions.

Nombre d'avions engagés dans la missions: 749 avions.

Nombre de Français tués dans la mission:23 tués.

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Dans la nuit du 4 au 5 novembre 1944 le HALIFAX du Capitaine BARON est attaqué par un chasseur de nuit au retour de mission. Trois membres de l'équipage sautent en parachute  et sont sains et saufs . Les quatres autres périssent dans l'avion qui s'écraseà 15 miles nord-est de VANDELINDOVEN.Au cours de ce raid, le Lieutenant-colonel DAGAN de l'Etat-Major de Londres avait tenu à effectuer une mission de guerre afin de se rendre compte de visu des difficultés afférentes.Cette nuit-là ,il occupait la place de deuxième pilote.Lui aussi trouve la mort dans l' accident.Les cinq tués ont été inhumés au cimetière de NORF.


EQUIPAGE DU LIEUTENANT-COLONEL VENOT
EQUIPAGE DU LIEUTENANT-COLONEL VENOT :

Equipage du Lieutenant-Colonel VENOT.

Pilote: Lt-Col. VENOT. Navigateur: Lt. GUILLOCHEAU. Bombardier: Adjt. KIPPERLE. Radio: Sgt. LHOMOND Mécanicien: Sgt/C. COUPEAU. Mitrailleur-superieur: Sgt/C. FINALE. Mitrailleur-arrière: Sgt/C. BIAGGI.

10.09.1944 Objectif: OCTEVILLE (prés du HAVRE)

Nombre d'avions engagé par chaque groupe: " GUYENNE " 16 avions " TUNISIE " 14 avions.

Total des avions engagés dans la mission: 992 avions.

Nombre de tués Français dans la mission: 6 tués.


Le 10 septembre, seize avions décollent du groupe "GUYENNE " un peu avant 15 heures, pour bombarder Octeville, prés du Havre. Pas un coup de D.C.A. n'est vu sur l'objectif.

Mission accomplie, les HALIFAX Français reviennent à ELVINGTON: le Lieutenant-Colonel VENOT pilote le M. Au moment ou les roues de l'avion, amené normalement, touchent le sol, le HALIFAX explose. Les débris prennent feu immédiatement ,et brûlent sur la piste. Malgré les secours, le pilote est le seul survivant: épargné par l'explosion d'une bombe non larguée, et qui s'est décrochée à l'atterrissage, le lieutenant-colonel VENOT, grièvement brûler, saute de sa place sur le sol. Tout le reste de l'équipage est tué ou brulé vif. On change la piste d'atterrissage et les autres avions se posent normalement.

Le Capitaine PUGET prend le commandemant du groupe GUYENNE.

(Journal de marche du groupe "GUYENNE" en opérations du Capitaine COCHO)


L'avion du Lieutenant-Colonel VENOT explose à l'atterrissage sur le terrain d'ELVINGTON, à 18h.34, au retour d'une mission très facile sur Octeville (prés du havre). Une bombe restée dans l'avion se décroche au contact du sol, faisant éclater l'avion, qui prend feu immédiatement, seul, le Lieutenant-Colonel VENOT est miraculeusement sauvé. Il est grièvement brulé, tous les autres membres de l'équipage sont tués.

Tous ont été enterrés le 14 septembre au R.A.F. Regional Cimetery de Stonefall, à Harrogate (Yorkshire).


 

EQUIPAGE DU CAPITAINE LECLERE

Pilote: Cpt. LECLERE. (Cdt. de l'avion) Navigateur: Asp. FAYARD. Bombardier: S/Lt. BERGEROO. Radio: Sgt/C. MUNIER. Mécanicien: Sgt/C. POQUE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. SAINT-HILAIRE. Mitrailleur-arrière: Adjt/C. TASSERIE.

 


EQUIPAGE DU LIEUTENANT DABADIE (collection: la memoire des groupes lourds)
EQUIPAGE DU LIEUTENANT DABADIE (collection: la memoire des groupes lourds) :

Equipage du Lieutenant DABADIE.

Pilote: Adjt. GUISE. Navigateur: Lt. DABADIE. (Cdt. de l'avion) Bombardier: S/Lt. POTHUAU. Radio: Sgt/C. ALAVOINE. Mécanicien: Sgt/C. LELONG. Mitrailleur-superieur: Sgt. VAUTARD. Mitrailleur-arrière: Sgt. VEGA.

04/05.11.1944 - Objectif: BOCHUM.

Nombre d'avions engagés par chaque groupe. " GUYENNE " 16 avions. " TUNISIE " 11 avions.

Total des avions engagés dans la mission. 749 avions.

Nombre de Français tués dans la mission. 23 tués.

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LE SAMEDI 4 NOVEMBRE 1944

 

 

mission objectif BOCHUM

 

 

749 Quadrimoteurs doivent bombarder BOCHUM , dans la RUHR. Seize équipage du groupe prennent part à cette mission, dont le groupe GUYENNE se souviendra toujours.

Le Capitaine BARON, sur le J, décolle le premier à 17h.28. Avec ses 4.500 heures de vol. Le Capitaine BARON a fait à l'entrainement l'admiration des Anglais par sa science, son calme, ses qualités exceptionnelles. Malgré son âge (plus de 40 ans) il a tenu à faire la guerre. Il la fait, brillamment, et accomplit aujourd'hui sa vingt-sixième missions. Le J est suivi du L du Capitaine VEAUVY, du A du Capitaine BOURGAIN, du B du Capitaine ARAUD, du C du lieutenant VIALATTE.

Sur le D, le Lieutenant DABADIE décolle ensuite. Ce navigateur est célèbre par sa chance. Il a pour pilote l'Adjudant GUISE, et le D quitte la piste d'ELVINGTON à 17h.45. Puis, c'est le E du Lieutenant TROUETTE , suivi, à 17h.49, par le M du Lieutenant VLES.Curieuse figure que celle de ce navigateur: petit, sous des dehors presque étriqués, c'est un savant modeste, que tous ses camarades estiment. Son avion est suivi, à la minute, du F  du Capitaine ROY. Puis, c'est le G du Lieutenant HYENNE, qui, malgré de cruelles pertes familiales, a tenu, lui aussi, à venir faire la guerre, et qui a déja fait dix missions. Le H du Capitaine COCHO décolle à 17h.52, suivi, la minute d'après, de son ami le Capitaine BERAUD, sur le N BERAUD est un ancien, il a déjà fait vingt-cinq missions, et voit arriver la fin de son tour d'opérations. Ses qualités techniques, son calme, sa ténacité sont reconnus et admirés de tous. Ancien mécanicien, méticuleux et précis, il est le type même du pilote de bombardier lourd.Dans son équipage, le mitrailleur est, d'habitude, le sergent BELLON. Malade, celui-ci est aujourd'hui remplacé par le sergent CLAPERON. Le Commandant MARIAS, sur le P, le Lieutenant DANNA, sur le Q, le Capitaine BROHON, sur le O, décollent ensuite. Le seizième et dernier avion, le K du Capitaine GRIMALDI, quitte la piste à 18 heures.

A 18h.05,les avions, groupés, repassent au-dessus de la base. Du sol, on ne les voit pas, car ils ont traversé 8.000 pieds de nuages, et sont maintenant au-dessus, volant vers l'objectif.

A bord de chacun d'eux, la vie est la même: le pilote règle son avion, les mitrailleurs surveillent le ciel pour éviter la collision, 749 avions, ce soir attaquent BOCHUM; 749 avions qui, dans la nuit avancent sans se voir; 749 avions qui, malgré la vigilance des mitrailleurs et des pilotes, peuvent à chaque instant se heurter et s'écraser au sol.

Lentement, le temps passe, et, comme les autres, maintenant, le M monte. Le pilote fait ouvrir le circuit d'oxygène. Lourdement chargé, l'avion monte, tiré par ses quatre moteurs, dont le grondement puissant et régulier a changé de ton. 15.000 pieds, 18.000 pieds, la montée est maintenant plus lente; 19.000 pieds, encore un effort, 20.000 pieds: c'est l'altitude prévue. Il est 19h.11.

Nous arrivons à la côte Hollandaise, dit le Lieutenant VLES.

Sa phrase est comfirmée aussitôt: les premiers éclatements de D.C.A. apparaissent à gauche: c'est LA HAYE. Il n'y a plus de nuages, on distingue au sol le départ des coups. Le pilote regarde cela avec autant de détachement que possible; et soudain, il voit une explosion plus violente, juste au-dessus de la ville. Encore un qui ne rentrera pas à sa base:

Notez l'heure, navigateur, dit-il simplement. 20.000 pieds, vitesse 160, cap 121, c'est la dernière ligne droite. L'objectif est au bout, dans une demi-heure. Les avions s'avancent dans la nuit , qui s'est refermée après le passage de LA HAYE.

Sur le J, personne ne parle. Chacun pense à l'objectif qui approche, cette RUHR, si souvent bombardée, mais qui se défend si bien. Le temps passe. Dans un quart d'heure, l'avion sera dans la D.C.A. .. En sortira-t'il?

Le moteur extérieur droit chauffe, dit le mécanicien.

Bien, surveillez-le répond le Capitaine BARON.

D'autres, déja, sont passés sur l'objectif avec trois moteurs. Ce n'est donc pas grave, même si cela empire.

Allo pilote! il chauffe trop, reprend le sergent-chef GORMIER. Je crois qu'il va falloir l'arrêter.

Arrêtons-le, dit le Capitaine BARON, qui en a vu d'autres. L'hélice est mise en drapeau, le moteur extérieur droit s'arrête. Le pilote règle à nouveau l'avion et continue.

A 19h.39. heure prévue, une lueur verte apparait droit devant.

Sur le D, comme sur tous les avions, le bombardier a cessé depuis longtemps d'aider à la navigation. Cloîtré dans la partie extrême-avant du fuselage, entouré de plexiglace, il est comme suspendu dans le vide. C'est le Lieutenant POTHUAU qui dirige la manoeuvre.

A gauche, pilote, 5° à gauche. puis: Tout droit, tout droit.

Devant lui, de nombreux T.I. verts apparaissent. Et aussitôt, le ciel tout entier s'illumine: D.C.A. , projecteurs. 700 bombardiers volent droit vers cette zone embrasée.

A 19H.43, apparaissent les premiers T.I. rouges. La défense semble alors redoublé d'activité. On aperçoit maintenant des rockets, qui montent du sol par saccades; on voit en l'air, des espèces de flammes oranges se déplaçant horizontalement, puis cela éclate, se partage en trois et tombe en brûlant; on voit aussi des sortes de boules enflammées qui zig-zaguent dans l'ombre, et produisent des explosions successives à intervalles réguliers.

 


EQUIPAGE DU LIEUTENANT HYENNE (collection: La memoire des groupes lourds)
EQUIPAGE DU LIEUTENANT HYENNE (collection: La memoire des groupes lourds) :

Equipage du Lieutenant HYENNE.

Pilote: Sgt. ROCA. Navigateur: Lt. HYENNE. (Cdt. de l'avion) Bombardier: Adjt/C. CHABROUD. Radio: Sgt/C. MAXERAT. Mécanicien: Sgt/C. LAHERRERE. Mitrailleur-supérieur: Sgt. MARTIN. Mitrailleur-arrière: Sgt. REYNAL.

 

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4 NOVEMBRE 1944

 

 

MISSION: OBJECTIF bochum

 

 

Soudain un jet de balles traçantes entoure l'avion. Dans un éclair, un mitrailleur a le temps de reconnaitre un fock-wulf 190 qui les a surpris; mais il les a manqués.

Tout droit, dit le bombardier. Ouvrez les trappes.

Les trappes sont ouvertes. L'avion danse, soufflé par les sillages et les éclatements. Des projecteurs le cherchent; l'un d'entre eux s'approche.

Bombs gone, crie le bombardier.

Il est 19h.46. Pendant un quart d'heure. plus de 700 voix vont dire ce " Bombs gone " , et, à chaque fois, ce sera quatres tonnes de bombes qui partiront pour BOCHUM.

Quelques instants plus tard:

Notez l'heure, dit l'adjudant  GUISE.

19H.47.

Un avion vient de se faire descendre. Le pilote a vu des traçantes et il ajoute:

il y a de la chasse dans l'air.

L'attention de tous redouble. Les mitrailleurs ont beau l'éviter, la ville de BOCHUM attire leurs regards; elle flambe, cette ville, tout entière; les rues se détachent en noir sur le fond rouge des flammes; la fumée commence à s'épaissir, et les explosions au sol se multiplient.

Soudain un bruit dans l'avion.

Il y a le feu ! dit le sergent-chef LELONG.

GUISE, prenez le commandement, dit le Lieutenant DABADIE au pilote.


EQUIPAGE DU LIEUTENANT TROUETTE (collection: ma memoire des groupes lourds)
EQUIPAGE DU LIEUTENANT TROUETTE (collection: ma memoire des groupes lourds) :

Equipage du Lieutenant TROUETTE.

Pilote: Lt. TROUETTE. (Cdt. de l'avion) Navigateur: Lt. LE GOUIC. Bombardier: Lt. DASPET. Radio: Sgt/C. FANTON. Mécanicien: Sgt/C. CHEVALIER. Mitrailleur-superieur: Sgt. GAZEL. Mitrailleur-arrière: Sgt. BERTRAND.

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CITATIONS

Décision n° 1049

Sur la proposition du ministère de l'air, le général de Gaulle, Président du Gouvernement provisoire de la République française, chef des armées, cite:

A l'ordre de l'armée aérienne.

TROUETTE (Albert) lieutenant du groupe de bombardement 2/23 "Guyenne" : officier pilote de grande classe, commandant d'avion, d'un caractère jeune et dynamique, aimant passionnément son travail, a réalisé depuis son entrée en lutte dans le cadre du Bomber Command, en juillet 1944, une série de 29 missions de longue durée, de jour et de nuit, au-dessus du territoire ennemi, conservant intacte jusqu'à la fin, en dépit des fatigues physiques et des lourdes épreuves du métier, tout son courage, son calme et sa foi ardente. Vient de terminer son tour d'opérations par une dernière série d'attaques sur les ports, les centres industriels et les noeuds de communications les plus âprement défendus de l'Allemagne du Nord et de l'Ouest et en prenant part pour la deuxième fois, le 5 mars 1945, à un raid extrêmement long et périlleux sur un objectif de la Saxe en appui aux troupes soviètiques de Silésie. Au cours de ces nombreuses opérations a eu l'occasion, à maintes reprises, de manifester ses hautes qualités morales et professionnelles. Sept fois atteint par la D.C.A. , cinq fois attaqué de nuit par la chasse ennemie, a toujours réussi, grâce à son habileté et à sa maîtrise, et en dépit des graves dommages causés à l'avion, à exécuter parfaitement la mission entreprise et à ramener sain et sauf son équipage sur une base alliée.

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4 NOVEMBRE 1944

 

 

MISSION: OBJECTIF BOCHUM

 

 

Celui-ci ne répond pas. Sans doute a-t'il été grièvement blessé par le J.U.88 qui les a attaqués par dessous, et a mis le feu au moteur intérieur gauche. Devant le silence du pilote, DABADIE se lève, ouvre la trappe d'évacuation. Celle-ci se coince; malgré tous ses efforts, le navigateur ne peut plus la remuer; il ne peut, non plus passer au-dessus. Les Lieutenants POTHUAU et DABADIE sont emprisonnés dans l'avant du fuselage d'un avion en feu.

Le radio, le sergent-chef ALAVOINE, est au bord de la trappe. DABADIE lui fait signe de sauter. ALAVOINE se retourne, et aperçoit LELONG , le mécanicien, se battant dans les flammes pour essayer de prendre son parachute et celui du pilote. ALAVOINE saute. Pendant ce temps, le sergent VAUTARD, mitrailleur-supérieur, est descendu de sa tourelle, et a ouvert la porte: il saute.

Le sergent VEGA, mitrailleur-arrière, ne peut arriver à se dégager de sa tourelle. Malgré tous ses efforts, il y reste, et c'est quatre vivants et un mort que le D, déséquilibré, entraine dans sa chute, jusqu'au sol, ou il explose.

Le M a bombardé BOCHUM à l'heure prévue: 19h.46. A bord, le silence est complet. Chacun comprend que cette mission est difficile. Sur l'objectif, tout s'est bien passé, mais l'ANGLETERRE est loin, et jamais on n'avait vu descendre tant d'avions. Tout à coup, l'aile gauche prend feu. Quelques balles traçantes indiquent en même temps qu'un chasseur les a surpris.

L'adjudant HANNEDOUCHE, le pilote, donne aussitot l'ordre de sauter. le Lieutenant VLES se lève, ouvre la trappe. Mais l'incendie est violent, et déja l'avion, déséquilibré, s'engage, malgré les efforts du pilote. Le HALIFAX s'incline de plus en plus, prend une position anormale; il semble qu'à l'intérieur, on soit attiré au plafond. Le navigateur, qui est auprés de la trappe, peut, seul, évacuer facilement; et il faut faire vite, car si l'on en juge par la position de l'avion, dans quelques secondes il sera trop tard. Le Lieutenant VLES peut sauter. Mais il aperçoit dans l'ombre le sergent-chef VLAMINCK, le radio, qui est en difficulté à cause de la position de l'avion, et qui ne peut atteindre l'ouverture. Il l'attrape, et avec une force que l'on neut pas imaginée. Il l'aide à s'introduire dans l'ouverture.Mais le sergent-chef VLAMINCK ne peut évacuer: il est comme attiré à l'intérieur de l'avion.Et les secondes passent. Le Lieutenant VLES s'arqueboute et, de toutes ses forces, il appuie avec son pied sur les épaules de son radio, qui enfin se retrouve dans le vide et ouvre son parachute. cela a demadé plusieurs secondes. Le Lieutenant VLES savait qu'il avait peu de temps, et que, navigateur, il pouvait sauter le premier, mais il était aussi commandant d'avion; il n'a pas voulu risquer d'être seul à survivre à son équipage. Il a décidé de se sacrifier, s'il le fallait, pour ses hommes. Et, en effet, à peine VLAMINCK a t'il évacué le bord que l'avion explose. Le pilote, resté à son siège pour permettre à ses camarades de sauter, se retrouve, sans comprendre, suspendu au bout de son parachute, descendant lentement dans la nuit.Le Lieutenant VLES s'est sacrifié pour sauver au moins un de ses hommes: il disparaît héroiquement avec quatre d'entre eux.

Pendant ce temps , le N est sur le chemin du retour. Lui aussi, il a bombardé; lui aussi, il a rempli sa mission; mais depuis quelques minutes seulement qu'il a laché ses bombes, le Capitaine BERAUD a vu descendre au moins trois HALIFAX. Le sergent-chef IMART, qui est à côté de lui, lui demande s'il ne vaudrais pas mieux qu'il aille veiller dans la tourelle inférieure, ou aucun mitrailleur n'est prévu, de nuit.

Le Capitaine BERAUD n'a même pas le temps de répondre , qu'un choc se produit, comme un martèlement rapide, et une gerbe de balles traçantes monte à gauche, dépassant l'avion. Le pilote a compris. Il jette un coup d'oeil: le moteur intérieur gauche est en feu. De sa voix habituelle, toujours lente et calme, il donne l'ordre:

Mettez vos parachutes.

Et aussitôt, comme à l'exercice, il ajoute: sautez,sautez,sautez.

Il n'y a pas de temps à perdre. Quand un moteur est en feu, l'aile du HALIFAX casse en moins d'une minute.

La trappe est ouverte. Le Lieutenant VALETTE, le navigateur, saute le premier; l'Adjudant MANFROY, mitrailleur-arrière, saute de sa place; le Lieutenant RAFFIN, bombardier, saute ensuite. Le radio, le mitrailleur-superieur, sautent aussi dans la nuit.

Le sergent-chef IMART est resté pour aider son pilote; il lui a passé son parachute, que le Capitaine BERAUD a pris, et accroché à une poignée, ne voulant pas être gêné dans son pilotage, et comptant le prendre là pour sauter. Il tient l'avion qui commence à s'embarquer. IMART met son parachute, s'approche de la trappe et se retourne.

Vous venez, mon Capitaine?

J'arrive, sautez, répond BERAUD.

Le mécanicien saute. Personne ne reverra jamais vivants, le Capitaine BERAUD et le Lieutenant RAFFIN.

Le J du Capitaine BARON ira plus loin . Avec ses trois moteurs, il a pris un peu de retard; il a bombardé BOCHUM, est viré au cap 240, il s'avance sur le chemin du retour. Le Rhin est invisible, mais à gauche, la D.C.A. de Cologne est un point de repère bien précis. Le Lieutenant-Colonel DAGAN, debout prés du pilote, surveille le ciel; il a vu des avions descendre en flammes tout autour de lui.